OneInThreeWomen (OITW)

OneInThreeWomen (OITW)2021-09-21T14:03:03+00:00

Project Description

1- Contexte

En Europe, 1 femme sur 3 a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, la plupart du temps par un conjoint ou ex-conjoint (Source : L’Agence Européenne pour les Droits Fondamentaux, Les violences faites aux femmes, une étude européenne, 2014, p.21). Cela signifie que chaque employeur.se a été, est ou sera en contact avec une collaboratrice victime de violences conjugales. Les personnes actives passant un tiers de leur temps au travail, les entreprises peuvent devenir des lieux clés dans la lutte contre les violences conjugales.  

Au niveau européen, le coût des violences faites aux femmes est estimé à 258 milliards d’euros par an (Source : L’institut européen pour l’égalité des genres, Estimer le coût des violences basées sur le genre dans l’Union européenne, 2014, p.115). Ces violences peuvent être à la fois physiques, sexuelles, psychologiques, émotionnelles ou encore économiques. Les impacts de ces violences sont multiformes : ils peuvent être personnels, sociaux mais également économiques.  

La Fondation Agir Contre l’Exclusion est investie dans les questions de violences faites aux femmes. Dès 2014, la Fondation conduit le projet européen CARVE. De ce dernier, il ressort que les entreprises étaient peu outillées et qu’il n’existait pas d’instances dans lesquelles elles pouvaient échanger et renforcer leurs connaissances sur le sujet des violences faites aux femmes. 

Pour tenter de remédier à cela, la Fondation s’est engagée dans le projet européen CEASE, mis en œuvre entre 2016 et 2019 (CEASE Project – Involve companies to cease domestic violence (cease-project.eu)). L’objectif principal était la mobilisation et l’outillage des entreprises afin qu’elles soient en mesure de sensibiliser et accompagner les salarié.e.s victimes de violences. Afin de répondre à cet objectif ambitieux, est lancé, en 2018, le premier réseau européen d’entreprises engagées dans la lutte contre les violences conjugales : le réseau OneInThreeWomen.

2 – Projet  

Cofondé par la Fondation Agir contre l’Exclusion et la Fondation Kering en 2018, le réseau OneInThreeWomen a été rejoint par L’Oréal, Korian, BNP Paribas en tant qu’ambassadeurs et compte également comme membres Carrefour, le Fonds de Solidarité OuiCare, le Groupe Publicis, la SNCF, PWC, l’Epnak et l’Agence Française de Développement (AFD).  

Impulsé par le projet CEASE, c’est aujourd’hui le premier réseau européen d’entreprises engagées contre les violences conjugales.  

Le nom du réseau fait référence à la statistique selon laquelle une femme sur trois a expérimenté des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, la plupart du temps perpétrées par un conjoint ou ex-conjoint. Fort des résultats du projet CEASE, le réseau OneInThreeWomen est encore actif aujourd’hui et s’inscrit pleinement dans la volonté de faire des entreprises des actrices incontournables de la lutte contre les violences conjugales.  

Informations générales :  

  • Date de création : 2018 
  • Organisations fondatrices : Fondation Agir Contre l’Exclusion et Fondation Kering  
  • Entreprises membres du Comité Exécutif :  

  

  • Entreprises membres du réseau : 

 

  • Etendre le réseau et faire adhérer un nombre croissant d’entreprises à ses pratiques et valeurs ; 
  • Sensibiliser sur les violences conjugales au sein des entreprises, auprès des pairs et des parties prenantes ; 
  • Produire et/ou faire usage de politiques, outils, formations et process pour les services RH, équipes de management et tou.te.s les collaborateur.rice.s qui permettent d’apporter une réponse lorsque des salariées évoquent les violences dont elles sont victimes ; 
  • Permettre aux salariées de parler ouvertement et promouvoir un environnement bienveillant pour les collaboratrices victimes de violences ; 
  • Faciliter l’accès aux associations spécialisées qui peuvent soutenir les collaboratrices victimes de violences conjugales ;  
  • Développer un réseau de parties prenantes diverses (entreprises privées et publiques, associations, institutions publiques, syndicats) afin de travailler ensemble sur ce sujet. 

Kit de sensibilisation  

Afin de promouvoir un environnement bienveillant pour les victimes au sein des entreprises, la sensibilisation des employé.e.s est cruciale. Aussi, les partenaires du projet ont développé des outils à utiliser en entreprise : 

Charte d’Engagement  

En parallèle du réseau européen d’entreprises, une Charte d’Engagement a été élaborée. Chaque entreprise signataire de la Charte affirme sa volonté de s’impliquer dans la lutte contre les violences faites aux femmes, et plus particulièrement les violences conjugales.  

Pour consulter la Charte d’Engagement : en VF ou en VANG  

Etude européenne OneInThreeWomen 

En 2019, le réseau d’entreprises OneInThreeWomen a publié une étude, menée par quatre chercheuses internationales auprès des salarié.e.s de six entreprises membres du réseau OneInThreeWomen (Kering, L’Oréal, Korian, BNP Paribas, Carrefour et OuiCare) dans six pays (France, Belgique, Allemagne, Espagne, Italie et Royaume-Uni).  

L’enquête a permis de mesurer l’impact des violences conjugales sur les salarié.e.s et leurs collègues, mais également sur l’entreprise toute entière. Par ailleurs, l’étude propose une liste de recommandations destinées à limiter ces impacts. 

Principaux résultats :  

  • 16% des femmes et 4% des hommes interrogé.e.s ont signalé des expériences actuelles ou passées de violences conjugales ;  
  • 24% des victimes ont pris des congés en raison des violences conjugales subies ;  
  • 55% des salarié.e.s interrogé.e.s ont déclaré que ces violences avaient affecté leur travail, notamment du fait des retards, de l’absentéisme ou encore d’une baisse de leur productivité.  

Les résultats complets de cette enquête sont disponibles en français et en anglais : en VF ou en VANG 

Campagne publicitaire « Les violences conjugales ne sont pas privées de sortie » 

La crise sanitaire liée au Covid-19, a entrainé une hausse importante des situations de violences envers les femmes, notamment en raison des périodes de confinement. Pour cette raison, la Fondation a souhaité lancer la campagne « Les violences conjugales ne sont pas privées de sortie » lors du premier confinement en France afin de soutenir l’action de la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF).  

La campagne visait à : 

  • Faire connaitre le 3919, numéro pour les femmes victimes de violences géré par la FNSF ; 
  • Informer sur les possibilités de sortie de la violence ; 
  • Renforcer les effectifs de la FNSF et équiper les centres d’accueil pour aider toutes les femmes victimes de violences grâce à un appel aux dons.  

Pour soutenir les actions de la FNSF : Faire un don – Fédération Nationale Solidarité Femmes – FNSF (solidaritefemmes.org) 

OneInThreeWomen, le podcast  

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les Violences Faites Aux Femmes du 25 novembre 2020, OneInThreeWomen, le podcast met en lumière le rôle clé de l’entreprise dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Pour que ce soit l’affaire de tous, les entreprises du réseau OneInThreeWomen prennent la parole et échangent leurs bonnes pratiques. Des politiques RH à la collaboration avec les associations, en passant par les actions de sensibilisation et de formation, les entreprises peuvent s’engager à tous les niveaux pour lutter contre les violences conjugales.  

Pour écouter le podcast : https://podcast.ausha.co/one-in-three-women-le-podcast  

Groupe de travail « Logement » 

Les entreprises du réseau OneInThreeWomen, signataires de la Charte d’Engagement depuis 2019, se sont engagées pour le relogement des victimes de violences conjugales.  

Le Groupe de travail « Logement » a permis la mise en lumière des difficultés d’obtention de logement pérenne pour les victimes de violences conjugales. Le réseau OneInThreeWomen souhaitent ainsi porter à la connaissance du grand public, des acteurs politiques et juridiques ces obstacles pour tenter de les surmonter.
Trois obstacles au relogement des victimes de violences conjugales ont été identifiés :  
  • L’obligation du dépôt de plainte nécessaire à la constitution du dossier administratif de demande de logement social ; 
  • Le non-accès au parc social pour les victimes co-propriétaires ; 
  • La non-éviction du conjoint. 

Quatre pistes de solution pour surmonter ces difficultés ont été définies :  

  1. Ouvrir des alternatives plus souples au récépissé de dépôt de plainte dans le cadre d’une demande de logement auprès d’Action Logement ; 
  2. Créer des dérogations exceptionnelles d’accès au parc social pour les victimes co-propriétaires du domicile conjugal en cas de violences et dans l’attente de la liquidation du patrimoine commun ; 
  3. Développer le recours au système d’éviction du conjoint ou ex-conjoint en développant, par exemple, la plateforme temporaire de logements, mise en place pendant le confinement. 

Pour plus d’informations, consulter la note de synthèse rédigée par le Groupe de travail « Logement » : cliquez ici 

Groupe de travail « Entreprises étendues »  

Le réseau OneInThreeWomen souhaite mobiliser ses parties-prenantes sur les thématiques de violences conjugales. L’objectif est d’informer les prestataires et partenaires des entreprises des engagements pris par le réseau afin de les inviter à les rallier. Ce groupe de travail a abouti à la définition d’une stratégie commune visant à communiquer, sensibiliser et accompagner les parties-prenantes dans leur engagement dans la lutte contre les violences conjugales.  

Pour plus d’informations, consulter la note de synthèse rédigée par le Groupe de travail « Entreprises étendues » : cliquez ici