Baromètre FACE

//Baromètre FACE
Baromètre FACE 2018-01-10T15:07:39+00:00

Baromètre RSE Sociovision-FACE : L’engagement social et sociétal des entreprises sur leurs territoires.

Pour cette 4e vague d’enquête auprès des entreprises, le dernier baromètre Sociovision-FACE met en lumière les conceptions, les motivations et les freins à l’engagement social et sociétal des dirigeant.e.s d’entreprises, ainsi que leurs pratiques en la matière. Cette enquête réalisées auprès des dirigeant.e.s et professionnel.le.s d’entreprises de toutes tailles, secteurs et territoires interroge le rôle social et sociétal de l’entreprise, avec un focus particulier sur les attentes et préoccupations pour le quinquennat.

Cette étude est la synthèse d’une enquête auto-administrée auprès de plus de 12.000 entreprises et organisations en France, entre novembre et décembre 2016, et s’appuie sur l’analyse de 414 réponses qualifiées de dirigeant.e.s et professionnel.le.s d’entreprises.

Sujets de préoccupation des entreprises sur les volets social et sociétal de la RSE (responsabilité sociale/sociétale d’entreprise), impact de la crise sur l’engagement, structuration des engagements sur les pratiques internes, l’accès à l’emploi, l’éduction-formation, l’accès aux droits, aux biens et aux services et l’ancrage territorial, les freins à la mise en œuvre de ces engagements… voilà ce que mesure ce dernier baromètre Sociovision-FACE.

Les principaux enseignements de ce baromètre

Le réseau d’entreprises FACE : des dirigeant.e.s « miliant.e.s ». Les profils et conceptions des dirigeant.e.s d’entreprises interrogé.e.s sont très marqués. Leur conception de l’engagement social et sociétal des entreprises sur leurs territoires s’articule autour de deux notions : la Solidarité et la Responsabilité. Ils.elles sont largement convaincu.e.s que leur engagement social et sociétal sur leurs territoires d’implantation contribue de manière multidimensionnelle à leur vie et leur performance.
Quand les attentes RSE des Français sont au plus bas en 2012 – 28% des Français seulement pensent que les entreprises devraient plus se préoccuper de l’effet de leurs actions sur l’environnement, l’harmonie sociale et l’épanouissement de leur personnel -, les dirigeant.e.s d’entreprises FACE étaient, eux.elles, plus que convaincu.e.s par l’apport du rôle économique, social/, sociétal et environnemental des entreprises, a fortiori dans un contexte difficile. En 2012, ils.elles ne sont que 27% à estimer que les entreprises devraient se concentrer uniquement sur leurs rôles économiques et d’employeur.

De nombreux sujets de préoccupations. Parmi eux, l’alternance et l’apprentissage arrivent en tête avec 59%. Le développement durable et sa dimension sociale (45%), les achats responsables (44%), le numérique-digital (42%), la mixité des métiers (41%), le chômage des jeunes (41%), l’ancrage local (40%)… sont autant de sujets que souhaitent investir les entreprises.
L’emploi-insertion (86%), le développement économique local (68%) et l’éducation-formation (58%) sont les trois domaines sur lesquels les entreprises n’imaginent pas ne pas être associées à la construction des politiques publiques (nationales et locales).

Une structuration des pratiques certaines. En termes de pratiques, la structuration de l’engagement des entreprises progresse. Désormais 11% d’entre elles déclarent innover et/ou faire preuve d’exemplarité dans ce domaine. Les entreprises FACE agissent principalement sur l’adaptation de leurs pratiques internes, sur le maintien et le retour vers l’emploi et sur la convergence Ecole-Entreprise (80%). La contribution à la gouvernance et au développement local/territorial s’accentue (71%, soit +14 points depuis 2015). Enfin, le soutien à l’amélioration des conditions de vie des habitants/citoyens/clients progresse légèrement.

La mise en œuvre de l’engagement reste un challenge pour 1 entreprise sur 3. Parmi les freins à la mise en œuvre de leur engagement, les entreprises pointent le manque de moyens (humains et financiers) ainsi que les résistances culturelles (traditions, stéréotypes…) et le manque de visibilité sur la création de valeur future.

Dans un contexte difficile, la co-construction Etat-Entreprises est majoritairement attendue

62% des dirigeant.e.s d’entreprises interrogé.e.s estiment que les politiques en faveur de l’économie, l’emploi, etc. doivent être pensées et construites avec les entreprises. 31% d’entre elles souhaiteraient plus de liberté. Autrement dit, si un tiers des entreprises réclament plus de souplesse et de liberté, les deux tiers sont plus dans l’attente que l’Etat les consulte, voire co-construise avec elles, les politiques publiques. C’est l’idée que pour résoudre les difficultés économiques actuelles (perte de compétitivité, augmentation du chômage, obsolescence des compétences, etc…) les entreprises sont des parties prenantes incontournables. Les entreprises disent leur préoccupation autour de l’emploi, de l’éducation et la formation, du développement territorial et du développement durable.

Un problème reste cependant à lever : il est encore difficile pour les entreprises d’évaluer précisément l’efficacité économique et sociale de ses engagements. Si 78% des entreprises « très engagées avec FACE » perçoivent un impact économique positif de leurs actions sociales et sociétales, seuls 47% de l’ensemble des entreprises interrogées s’y retrouvent en matière de retour sur investissement, coûts évités, bien-être des salarié.e.s, productivité…). Les apports de la RSE, et la contribution plus particulière des engagements sociaux et sociétaux, restent difficilement quantifiables !

Pour consulter le baromètre, cliquez ici

Contact Info

361 avenue du Président Wilson | 93200 Saint-Denis