Toutes les entreprises peuvent lutter contre les violences conjugales. Agissons, maintenant !

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Toutes les entreprises peuvent lutter contre les violences conjugales. Agissons, maintenant !

Publiée le 2 septembre 2019 Les Échos executive

ENTREPRISES, TOUTES CONCERNEES

« Toutes les entreprises peuvent lutter contre les violences conjugales. Agissons, maintenant ! »

Demain 3 septembre 2019, la Secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité femmes-hommes organise le 1er Grenelle consacré à la lutte contre les violences conjugales. Il réunira « plusieurs ministres, acteurs de terrain, services publics, associations et familles de victime ».

Quelle place pour les entreprises ? Impliquer et mettre en action l’ensemble de la société civile, dont les entreprises font partie, est le meilleur moyen de briser le silence qui entoure ces violences et d’y mettre un terme. Avec les entreprises « pionnières » engagées avec FACE dans la lutte contre les violences conjugales au sein de « OneInThreeWomen » et les 6150 entreprises membres du réseau FACE, nous appelons l’ensemble des employeurs à nous rejoindre sur ce sujet.

 

L’entreprise, lieu privilégié de prévention et libération de la parole

A l’heure où nous écrivons, 99 cas de féminicides ont été recensés en France depuis le début de l’année. En Europe, 1 femme sur 3 a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, la plupart du temps par un conjoint ou ex-conjoint. Cela signifie que chaque employeur a été, est ou sera en contact avec une collaboratrice victime de violences conjugales. Les personnes actives passant un tiers de leur temps au travail, les employeurs sont dans une position singulière pour créer un environnement de travail bienveillant qui brise le silence autour de ce fléau. L’entreprise peut décider d’agir, aux côtés de l’ensemble des associations spécialisées et de la puissance publique.

Les situations de violences vécues par les femmes s’accompagnent le plus souvent d’un isolement social, d’un sentiment de dévalorisation et de culpabilisation, entretenu par l’auteur des violences. Quand l’emploi est maintenu, l’entreprise reste parfois le dernier lien social à l’extérieur du foyer. Encore faut-il que les managers et collègues soient préparés à accueillir la parole des victimes. Cette sensibilisation de l’ensemble des salariés, femmes et hommes, de nos entreprises peut permettre de briser le silence et de dénoncer l’indicible.

En complémentarité et en lien étroit avec l’ensemble des acteurs de terrain, l’entreprise est ainsi un « point d’entrée » privilégié pour orienter les femmes victimes vers les structures compétentes afin qu’elles puissent s’exprimer et bénéficier d’un soutien juridique, médical et social.

 

S’engager dans l’action au sein de son organisation avec OneInThreeWomen (1 femme sur 3)

Convaincue de cette responsabilité d’agir et de la capacité pour le faire, la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE), a lancé le 9 novembre 2018, le 1erréseau européen d’entreprises engagées dans la lutte contre les violences conjugales : « OneInThreeWomen », co-fondé avec la Fondation Kering et soutenu par L’Oréal, Korian, BNP Paribas, Carrefour, SNCF, Oui Care.

 

Dans le cadre du projet Européen « CEASE », soutenu par le programme Droits, Egalité et Citoyenneté de la Commission Européenne, et mené avec plusieurs associations européennes, trente entreprises européennes ont signé une Charte d’engagement pour lutter contre les violences conjugales.

 

Crédit : Antoine Antoniol/Getty Images
Dans l’ordre de gauche àdroite : Jean-Paul Agon (L’Oreal), Fran ́ çois-Henri Pinault (Kering) Sophie Boissard (Korian), Gerard ́
Mestrallet (FACE)

9 Novembre 2018

Crédit : Antoine Antoniol/Getty Images

Dans l’ordre de gauche à droite : Jean-Paul Agon (L’Oréal), François-Henri Pinault (Kering), Sophie Boissard (Korian), Gérard Mestrallet (FACE).

 

Au travers de cette Charte, les entreprises s’engagent à :

  • Créer une culture égalitaire au sein de leurs organisations ;
  • Produire et/ou faire usage de politiques, outils, formations pour leurs services RH, équipes de management et l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs, qui permettent d’apporter une réponse lorsque des salarié.e.s évoquent des situations de violences ;
  • Permettre aux salarié.e.s de parler ouvertement et promouvoir un environnement bienveillant pour les victimes de violences.

Chacune de ces actions implique l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs.

 

Aujourd’hui, nous appelons les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs à agir pour un objectif de « 0 femme sur 3 ». C’est en faisant en sorte que chaque employeur s’approprie ces engagements que nous parviendrons à changer les mentalités et contribuer à réduire ces violences inacceptables.

 

Contribuez à cette Grande Cause, rejoignez le mouvement des entreprises engagées contre les violences conjugales !

#OneInThreeWomen

 

Gérard MESTRALLET Président
Laurence DRAKE Déléguée Générale
FACE – Fondation Agir Contre l’Exclusion

2019-09-03T06:45:58+00:00